Budget prévisionnel, plan de financement et plan de trésorerie sont les outils indispensables à la bonne gestion de votre association. De plus, ils vous seront demandés par tout partenaire financier.

Le budget prévisionnel

 

Comment s’y prendre ?

Prenez le compte de résultat de l’année précédente et évaluez, poste par poste, ce que seront les charges et les produits de l’année future. Les comptes de l’année précédente sont là comme aide-mémoire. N’oubliez pas d’ajouter charges et produits de nature nouvelle aux évaluations futures des charges et produits existants.

Le compte de résultat est la référence sur laquelle vous allez vous appuyer pour piloter le projet et convaincre vos éventuels partenaires.

Votre démarche rigoureuse et vos chiffres justifiés précisément. Il ne s’agit pas d’une vague évaluation.

 

Charges/dépenses

Avant tout tenez compte de l’évolution prévisible des prix. N’appliquez jamais simplement un coefficient multiplicateur uniforme.

Étudiez chaque poste séparément, en tenant compte de l’évolution globale de votre association (par exemple : évolution prévisible du nombre des adhérents) et de l’évolution spécifique du poste (par exemple : un nouveau local donc un nouveau loyer).

Partez du montant de l’année précédente ; appliquez un coefficient d’évolution ordinaire ; ajoutez ou retranchez ce qui découle d’une situation nouvelle.

 

Produits/recettes

Pour les recettes, modérez votre enthousiasme. Si c’est votre premier budget et que vous en avez la possibilité, essayez de vous renseigner auprès d’associations ayant le même type d’activité(s). Si vous avez déjà plusieurs années d’existence, faites une moyenne à partir des recettes des années précédentes.

 

Méthodes d’évaluation

Pensez à noter et à conserver avec votre budget prévisionnel les méthodes que vous avez utilisées pour chaque poste.

 

Le plan de financement

Le plan de financement concerne l’ensemble de l’association, mais il faudra souvent en réaliser un plus spécifique en cas de création d’activité nouvelle.

 

Besoins et ressources

Le plan de financement est l’inventaire en deux colonnes de vos besoins de financement et des ressources correspondantes.

Les besoins sont regroupés en deux grandes catégories : les investissements et le besoin en fonds de roulement (voir ci-dessous).

Les ressources sont le plus souvent de quatre ordres : les fonds propres, les subventions, les emprunts et la capacité d’autofinancement (voir ci-dessous).

L’objectif du plan est évidemment d’être équilibré.

 

Besoin en fonds de roulement

Les activités de votre association peuvent entraîner des évolutions de stock et surtout des mouvements financiers. Ces mouvements ne se produisent pas tous au même rythme, ni dans les mêmes délais.

Ces décalages induisent des besoins et des ressources de financement :

  • le délai de paiement du client ou de la collectivité locale ne suspend pas les règlements que l’association doit faire par ailleurs ; votre association a donc un besoin du financement correspondant à ce délai ;
  • en revanche, le délai de paiement dont dispose votre association, à l’égard de vos fournisseurs ou des organismes sociaux, crée une ressource de financement correspondant à ce délai.

 

Capacité d’autofinancement

Votre compte de résultat enregistre des charges et des produits qui ne représentent pas des mouvements financiers réels, mais la part affectée à l’exercice d’opérations en concernant plusieurs.

La capacité d’autofinancement correspond au résultat des mouvements financiers réels, donc avant l’affectation de ces derniers produits et charges. Il faut donc ajouter les charges au résultat net comptable de l’exercice (dotations aux amortissements et aux provisions) et retrancher les produits (quote-part de subventions d’investissement) de cette nature.

En savoir plus

– « Le plan de financement »

 

Le plan de trésorerie

Tout d’abord réunissez tous les éléments permettant d’établir le plus précisément possible les montants et les dates de tous les mouvements financiers que l’association va connaître.

Utilisez votre comptabilité de l’année précédente pour établir la date des paiements. Votre budget prévisionnel, dans lequel vous avez ajusté les montants récurrents et intégré les nouveautés, vous permettra d’indiquer les sommes actualisées.

Etablir un plan de trésorerie consiste à dresser dans une première colonne les libellés des types de sorties et d’entrées que va connaître l’association.

On ajoute 12 colonnes (une par mois) pour y faire figurer les montants quand les paiements ont lieu.

Chacun des mois fait l’objet d’une totalisation des sorties et des entrées. On établit un solde de ces totaux. Reportez le solde du mois précédent pour établir le nouveau solde qui sera ainsi reporté le mois suivant. N’oubliez pas de mentionner comme « report » le 1er mois votre solde bancaire de l’année précédente.

 Attention, ne confondez pas la date où, par exemple, une prestation est facturée et la date à laquelle elle est payée. Ces dates sont le plus souvent différentes à cause des délais de paiement. Ne tenez compte ici que de la date des paiements.

Quand les échéances ne sont pas absolument certaines, soyez plutôt pessimistes. Si vous êtes certain d’avoir à payer les salaires et les charges sociales exactement à l’échéance, il est fort probable qu’un client qui doit payer le 30 du mois ne le fera qu’au début du mois suivant ; cela peut beaucoup changer la physionomie de votre plan de trésorerie.

Si l’association est soumise à la TVA, vous devez indiquer les montants TTC et le montant versé à l’administration fiscale à son échéance.